Le cœur du projet est de transformer l’IFI en un impôt sur la fortune improductive et y intégrer, pour la première fois, des actifs comme les crypto, l’or ou certains placements financiers. L’Assemblée nationale a voté ce basculement le 31 octobre 2025. Mais la navette parlementaire n’est pas terminée.
Ce qui change tout de suite
La mesure remplace l’IFI par un dispositif ciblant les biens jugés « improductifs ». Politiquement, le vote s’est joué d’une courte tête et repose sur une coalition inhabituelle (PS, RN, MoDem, Liot). Dans le texte adopté, le taux unique de 1 % succède au barème progressif, avec maintien du seuil de 1,3 M€ de patrimoine net taxable. La résidence principale bénéficie d’un abattement d’1 M€ par foyer fiscal.
Concrètement, l’assiette s’ouvre aux cryptos, aux métaux précieux, aux objets d’art et à certains contrats d’assurance-vie jugés trop défensifs. La valeur de ces actifs serait appréciée au 1er janvier de l’année d’imposition. C’est une nouveauté pour les détenteurs de crypto, jusqu’ici imposés surtout lors des cessions.
Attention toutefois. Rien n’est définitif. Le Sénat peut amender, voire reconfigurer, l’équilibre trouvé à l’Assemblée avant la commission mixte paritaire. Les initiateurs eux-mêmes évoquent des ajustements de rédaction d’ici la version finale du PLF 2026.
Crypto, or et actions : l’impact pratique
Les détenteurs de crypto devront déclarer la valeur de marché au 1er janvier, y compris en l’absence de vente. Cela crée un risque de vente forcée pour payer l’impôt lorsque la trésorerie manque. Il s’agit d’un point sensible pour des portefeuilles volatils ou immobilisés en staking. La détention pure n’est plus neutre fiscalement.
Côté marchés, l’inclusion crypto dans une fiscalité patrimoniale peut accentuer la saisonnalité des flux autour des dates de valorisation. En pratique, on pourrait voir des arbitrages de fin d’année, des échanges intra-actifs ou des couvertures directionnelles, le tout pour optimiser la photo du 1er janvier. Les contribuables très exposés à l’or et aux objets de valeur seront confrontés au même casse-tête de liquidité.
Reste la faisabilité technique. Les modalités précises d’évaluation et de contrôle devront être verrouillées par la loi de finances. Le débat budgétaire a déjà souligné l’incertitude sur le rendement et sur l’équité du taux plat de 1 % qui peut, paradoxalement, alléger la facture de certaines très grandes fortunes par rapport à l’ancien barème.
PepeNode : le “mine-to-earn” pour contourner l’ère des Big Miners
Le minage traditionnel est devenu un sport d’usine : le hashrate de Bitcoin a signé des sommets historiques en 2025 autour de 1,44 ZH/s, preuve d’une compétition dominée par les industriels. Dans ce contexte, piloter un ASIC chez soi n’a plus rien d’évident.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un Antminer S21 tourne autour de 3 500 W de consommation, quand un WhatsMiner M60 dépasse 3 300 W, pour des tickets d’entrée qui se chiffrent souvent entre 4 000 et 7 000 dollars selon le modèle et l’état du marché. La barre énergétique et capitalistique est devenue dissuasive pour les particuliers.

D’où l’émergence d’une alternative ludifiée : PepeNode ($PEPENODE). Le projet “mine-to-earn” virtualise le minage via un jeu, sans matériel ni facture d’électricité, et promet des gains en PEPENODE mais aussi en meme coins phares comme PEPE ou FARTCOIN. La prévente revendique près de 2 M$ levés et un prix d’environ 0,0011227 $ à court terme, avant le prochain palier. C’est une approche spéculative, mais elle illustre une voie d’accès “grand public” à la narration du minage.
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Bitcoin Hyper : la thèse “SVM sur Bitcoin” qui capte les flux
Le goulot d’étranglement reste le même. Bitcoin traite environ 7 TPS, quand des solutions L2 historiques comme Stacks ou Rootstock montent à quelques dizaines/centaines, loin des débits de Solana. Bitcoin Hyper surfe sur ce différentiel en intégrant la Solana Virtual Machine (SVM) pour apporter des smart contracts et des débits de type “milliers de TPS” dans l’écosystème Bitcoin. L’idée : marier la liquidité et la sécurité de BTC à une exécution moderne.
Porté par ce récit, le projet affirme avoir levé plus de 25 M$ en prévente, avec plus de 100 000 $ en 24 h sur certains jalons récents. De multiples médias crypto relaient cette somme.

Pourquoi en parler ici ? Parce qu’un impôt patrimonial sur la détention peut pousser les investisseurs à rechercher des ratracks de croissance plutôt que des coffres-forts statiques. Si la réforme passe intégralement, les flux peuvent s’orienter vers des paris d’infrastructure susceptibles d’offrir un surcroît de rendement ou d’utilité, quitte à accepter un risque technologique plus élevé. Bitcoin Hyper en est un exemple parlant, à manier avec prudence.
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L’État ne taxe plus seulement la plus-value réalisée mais, potentiellement, la valeur détenue dans des actifs perçus comme passifs, dont les crypto. La suite dépendra du Sénat et de la CMP. Dans cet entre-deux, des récits “alternatifs” se fraient un chemin, de PepeNode au mine-to-earn jusqu’à Bitcoin Hyper et sa promesse SVM sur Bitcoin.




